Aujourd’hui encore et ce, au même rythme que d’habitude, la vie reprend sereinement son cours dans ma ville. A peine qu’est chanté le coq, aussitôt elle est prise d’assaut dans tous les sens, les gens y viennent et reviennent incessamment, de gauche à droite. Le matin venu, à certains bords de rues se forment des attroupements de jeunes gens au chœur desquels, les discussions et les débats généralement tournent autour des faits d’actualités, à savoir : musique, cinéma, politique…etc. Certains plus passionnés que d’autres; adeptes de sport se regroupent sur des terrains soit de foot-ball, soit de basket-ball pour laisser s’exprimer leurs amours du jeu.
Ceci, un peu plus tard que les plus âgés aient vaqué à leurs différentes quotidiennes occupations. D’où les arrêts de bus dès six heures, se remplissent comme sur un claquement de doigt, car évidement il est pour eux temps de s’en aller chercher du pain. Ainsi, sur la place du marché, le brouhaha est pour ne pas dire infernal, total. Les vendeurs fixes et ambulants y mettent du leur mais surtout de la voix afin de séduire ou d’attirer le plus que possible l’attention de potentielles clientèles. Ici on assiste à pas mal d’accrochage entre certains individus; accrochages se terminant souvent par des querelles et des insultes passagères. Là-bas des coups de klaxons dues aux vas et viens des véhicules ou alors des sifflets des agents de la police routière. Sur les routes ceux afférant aux travaux champêtres, houe et machette à la main convergent vers les étendues de terres à travailler. Sur celles menant vers les locaux du centre de la ville, que de longues files d’embouteillages etc. Tout le monde se sent pressé; à les voir, on en déduit que nul il n’y en a du temps pour oser demander ne fusse que l’heure à qui que se soit.
A peine neuf heures environ que, le soleil déjà se pointe à l’horizon, dans les ménages tout le monde ou presque à court vers les boutiques pour y trouver de quoi déjeuner, puis pour certains c’est dans la rue qu’ils se retrouvent. Pour les plus sages rien de mieux que de se trouver devant un écran de télévision ou de se connecter à internet afin de s’occuper. Puis comme si le temps s’accélère lorsque agréable deviennent les jeux, sonnent les douze coups de midi ; histoire de laisser respirer un tout petit peu, du moins pendant un moment les rues. Et cela se fait immédiatement ressentir dans la ville entière. Les gens se font de moins en moins bruyants vue que très vite, le corps reprend ses droit après tant d’énergies dissipées. La fluidité des passagers dans les transports en commun, la désertion des jeunes dans les voix publiques témoignent de cet argument : c’est l’heure de déguster un bon repas aussi bien en famille qu’ailleurs. Dans les grands ou petits restaurants, totales sont les bousculades, tous les travailleurs y affluent pressement, car le temps leur est compté; même si il importe toute fois de signifier que cette pause ne s’applique pas à tous.
Il est sensiblement quinze heures et demi que de nouveau, tout reprend bon train. En cette période de fin d’année le soleil se fait de plus en plus agresseur. Epaisse est alors l’atmosphère, lourd nous semble l’air que nous respirons. Sur ce, rien de tel que de longs moments dans les eaux. C’est à cette activité que s’adonnent le plus, en ce moment là, la population. Sur les plages et les piscines, c’est ambiance maillot de bain…en short ou bikini le moment est idéal de faire d’un mal un bien. Sur les cotes, filles et garçon se livrent aux jeux de tout genre histoire de suer avant de se jeter à l’eau. Pour certains; idéal est la température pour un parfait bronzage, tandis que pour d’autres, ceux en l’occurrence n’ayant de faible pour la baignade, rien de mieux que cette ambiance pour « siffler » de la frisquette limonade. Et voilà enfin que la froideur des eaux nous oblige à remballer.
A croire que pour un bon nombre de gens la journée vient de prendre fin, vu que la nuit ouvre ses portes, autant elle débute ou se poursuit pour d’autres. Il est vingt deux heures lorsque comme simultanément dans toutes les rues, l’élégance des personnes laisse présager une ambiance de fêtes. Vêtus de leurs 31 et parés de beaux bijoux, lorsque sont les parents de retour à la maison; la jeunesse et tous ceux partageant cette philosophie se rendent soient dans les restaurants ou dans les night club. Seulement laissent à désirer certaines tenues vestimentaires, soit trop moulantes soit trop courtes; mais n’est ce pas là une guerre de générations ou d’époque? Une fois lancée, l’ambiance est bien partie pour ne s’achever qu’à l’aube.
C’est ainsi que se reproduira la journée d’après…à la différence prés.
Augusto Mahinga pour Avenue221
crédit photo : Aude Maïmouna Guyot
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