Seating pour réclamer la libération de leurs camarades manifestants
Suite aux arrestations des jeunes de Vélingara après une violente manifestation, les étudiants de cette localité ont organisé un seating pour réclamer leur libération sans condition.
Devant le hall du pavillon A de l’université Cheikh Anta Diop, les étudiants originaires de la région du sud, Vélingara plus précisément, ont manifesté leur mécontentement aux autorités qui ont retenu dans les geôles les leurs suite à une manifestation qui a dégénéré. En effet, les manifestants, majoritairement des jeunes, ont caillassé des édifices publics. Occasionnant d’énormes pertes estimées à des millions de francs.
Ce qui a provoqué la première manifestation
C’est une banale histoire de subventions à hauteur de six millions que l’équipe de la ville l’ ASC ‘’Kawral’’ devait recevoir pour pouvoir faire partie du gotha footballistique qui a mis le feu aux poudres. Non content de cela, ils ont mis tout Vélingara sens dessus-dessous. Brûlant tout sur leur passage avec une furia époustouflante qui rappelle l’épisode malheureux de Kédougou en décembre 2008.
Au lendemain des manifestations violentes, les autorités policières ont procédé à l’arrestation des têtes de file du mouvement pour connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire. Car aux yeux du maire de la ville de Vélingara, il y a une main politique dans tout cela.
Un seating placé sous le signe de l’indignation et qui dénonce les discriminations
Sur les pancartes qu’ils ont brandi devant une foule éparse composée majoritairement de curieux, on pouvait lire des appels à la libération des jeunes de Vélingara, ou encore des cris d’indignation sur le sort réservé aux populations du sud du Sénégal. Qui sont, même si on ne le dit pas, victimes de discrimination. Alors qu’ils sont des Sénégalais à part entière.
« En bas les forces de l’ordre !», « Libérez nos camarades ! », « L’ASC Kawral condamnée pour six millions », scandent en chœur les manifestants visiblement très en verve. Derrière eux, flotte le drapeau d’Amnesty International, une organisation de lutte pour la promotion des droits de l’homme.
Pour boucler la boucle, les étudiants ont marché jusqu’au rectorat pour déposer un mémorandum. Avant cela, ils ont tenu à faire savoir que si leurs camarades restent longtemps détenus en prison, ils dérouleront un plan d’action. Histoire de dire nous passerons à la vitesse supérieure.
Joffrin Keita pour Avenue221


